Tiens toi tranquille ma petite.

Mon chef, alors qu’interne, il m’obligeait à assister à ses consultations sur un mini tabouret pendant des heures. J’avais commencé à gigoter une fois parce que j’avais mal aux fesses sur ce tabouret, il s’est penché vers moi, ma tapoté la cuisse et m’a dit d’un air paternaliste, devant le patient, « tiens toi tranquille ma petite ».

Pour le moment tu me détestes, mais bientôt ce ne sera plus le cas. Aujourd’hui tu me hais mais demain tu voudras faire l’amour avec moi.

Mon chef de service, pendant mon premier vrai stage à l’hôpital, en début de D2, qui avait vite compris que ses allusions sexuelles m’embarrassaient et a donc pris le parti de continuer de plus belle. J’ai ainsi eu le droit tous les jours au bloc jusqu’à ce que je parte, à des tirades du style :
– « T’as un mec ? Non sérieux ? C’est pas possible t’es trop chiante »
– « Elle peut se taire la petite fille là »
Je n’ai pas supporté. J’ai arrêté médecine et je me suis reconvertie il y a 2 ans, je suis bien plus heureuse dans mon nouveau travail mais pas encore tout à fait remise psychologiquement.